Comment concevoir un template unique pour plusieurs marques aux identités différentes avec le headless ?

Publié le
21/3/25
Temps de lecture
10
mins
image de direction artistique de Zento

Dans un monde où les entreprises gèrent plusieurs marques aux identités visuelles variées, la conception d’un template unique et modulable devient un avantage majeur.

Grâce à l’architecture headless, il est désormais possible de créer une base technique commune tout en garantissant une personnalisation poussée de l’expérience utilisateur sur le web. Décryptons les avantages et les bonnes pratiques pour concevoir un template efficace et flexible.

Le headless, définition 

La méthodologie headless repose sur la séparation entre le front-end (l’interface utilisateur) et le back-end (gestion des données et du contenu). Contrairement aux architectures traditionnelles (monolithique), un système headless communique via des API, permettant ainsi une plus grande flexibilité, une personnalisation avancée et une meilleure performance. Cette approche est idéale pour créer des expériences omnicanales et adapter facilement un même système à différentes identités de marque. 

En savoir plus sur le Headless
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Pourquoi opter pour une approche headless ?

Le headless commerce et les CMS headless (Magento, Wordpress,..) permettent de séparer le back-end (gestion des contenus et des données) du front-end (affichage et expérience utilisateur). Cette approche offre plusieurs avantages :

  • Modularité et personnalisation : chaque marque peut avoir son propre design UI sans impacter la structure globale.
  • Compatibilité avec les CMS open source : des plateformes comme WordPress et Magento peuvent être utilisées en headless grâce à des API REST ou GraphQL, offrant ainsi une alternative flexible.
  • Performance et scalabilité : en se basant sur une architecture API-first, le site gagne en rapidité et en évolutivité.
  • Facilité de maintenance : les mises à jour techniques sont centralisées, évitant ainsi des efforts de développement multiples.
  • Optimisation de l’expérience client : en optimisant la vitesse, la fluidité et la personnalisation du parcours utilisateur, l’architecture headless permet d’offrir une navigation plus réactive et engageante, un avantage clé pour les entreprises souhaitant se démarquer.

Les principes clés d’un template headless multi-marques

1. Définir une base technique solide

Un template headless efficace repose sur une structure modulaire permettant d’intégrer facilement des variations de design. Voici les éléments essentiels :

  • Un design system global : une bibliothèque de composants réutilisables et paramétrables pour s’adapter aux différentes chartes graphiques.
  • Une solution headless : pour gérer le contenu de manière dynamique et indépendante du front-end.
  • Une API centralisée : pour fournir les données aux différentes interfaces selon les besoins de chaque marque et des différents canaux de vente.

2. Mise en place de la personnalisation dynamique

Chaque marque ayant une identité propre, il est essentiel de prévoir des mécanismes permettant de personnaliser facilement le front :

  • Thématisation via des variables CSS : utilisation de styles dynamiques pour adapter les couleurs, typographies et espacements.
  • Composants dynamiques : des blocs UI adaptables en fonction des préférences définies dans le CMS.
  • Gestion multi-sites : intégration de règles spécifiques pour chaque marque (logo, wording, expérience utilisateur personnalisée), mais aussi adaptation à différents canaux de vente tels que le e-commerce, les marketplaces ou les applications mobiles.

3. Travailler en amont sur le template et les wireframes

Pour assurer la cohérence et la flexibilité du template commun, il est essentiel de définir dès le départ la structure des pages et des blocs. Cela passe par la création de wireframes génériques qui doivent convenir à toutes les marques tout en permettant une personnalisation suffisante. Ce travail en amont facilite l’adaptabilité du design et garantit une base UX cohérente, évitant ainsi des ajustements lourds en phase de développement. En définissant clairement les types de sections et leurs variations possibles, chaque marque pourra s’approprier le template sans altérer l’expérience client globale.

4. Avoir un design system poussé sur Figma

Un design system bien structuré sur Figma est essentiel pour assurer une gestion efficace des variations graphiques entre les différentes marques. En créant des composants principaux réutilisables, il devient possible d’appliquer des modifications globales qui se répercutent dynamiquement sur toutes les pages et interfaces. Cela permet d’assurer une cohérence visuelle, de réduire le temps de mise à jour et de simplifier la personnalisation de l’interface pour chaque marque. En intégrant des styles et variables prédéfinis (typographies, couleurs, espacements), chaque déclinaison peut être ajustée rapidement tout en respectant les contraintes UX et UI.

5. Construire un design system en intégration et hiérarchiser le CSS

En complément du design system sur Figma, il est crucial de structurer un design system en intégration et d’organiser le CSS de manière hiérarchique. L’utilisation de variables CSS globales, de naming conventions claires (BEM, Tailwind, CSS-in-JS) et de thèmes dynamiques permet d’adapter rapidement les styles pour chaque marque sans modifier le code source. Cette approche facilite la maintenance et la gestion des déclinaisons de marque, en permettant d’effectuer des ajustements uniquement sur la couche CSS sans impacter la structure HTML ou JavaScript du site.

6. Relever les challenges du headless pour les designers

L’architecture headless commerce présente des défis spécifiques pour les designers, notamment la nécessité de garantir une différenciation visuelle entre les marques tout en utilisant un socle technique commun.. Pour éviter qu’un site ne ressemble trop à un autre, plusieurs stratégies peuvent être mises en place :

  • Jouer sur des éléments CSS faciles à modifier : les marges, les arrondis (border-radius), les CTA (call to action), les liens et les icônes. Un même bloc en pleine largeur (full-width) ou avec des marges gauche-droite et des angles arrondis, modifie grandement son rendu visuel.

  • Utilisation de layouts flexibles : proposer des structures de page modulables où l’ordre des blocs peut varier.

  • Adaptation des typographies et des palettes de couleurs : offrir une flexibilité totale sur ces éléments clés de l’identité visuelle. Changer complètement la typographie, son centrage, sa graisse et sa taille changent le rendu visuel d’un bloc.

  • Création de variations de composants : permettre des déclinaisons spécifiques pour certaines marques en ajustant légèrement la disposition ou le style des composants réutilisable.

  • Personnalisation les interactions : ajuster les animations, transitions et effets visuels propres à chaque marque.

  • Adapter des blocs images : un bloc dédié à un visuel peut être utilisé aussi avec une illustration ou des éléments graphiques. D’une marque à l’autre, il faut jouer avec des blocs images pour changer les styles d’illustrations et les ambiances de visuels.

  • Dupliquer la même logique de customisation bloc par bloc : si tous les changements de style (marges, couleurs, typographies, arrondis, CTA, etc.) sont appliqués consciencieusement sur tous les blocs de chaque page, l’univers graphique du site est totalement différente d’une marque à l’autre, alors que le template est commun.

7. Assurer la cohérence UX/UI tout en permettant la différenciation

L’objectif est de garantir une expérience client fluide tout en offrant une identité unique à chaque marque. Pour cela :

  • Utiliser des modèles de pages flexibles : permettre l’ajout ou la suppression de sections selon les besoins.
  • Adopter une approche mobile-first : garantir une expérience optimale sur tous les appareils.
  • Mettre en place des guidelines UX communes : afin d’assurer une navigation intuitive et homogène sur chaque canal.

Exemples d’application et bonnes pratiques

Plusieurs grandes enseignes adoptent déjà cette approche avec succès. Par exemple, le groupe Provalliance gère plusieurs marques (Saint Algue, Franck Provost, Jean Louis David, ...)  avec une infrastructure technique commune tout en maintenant des identités distinctes.

Quelques bonnes pratiques :

  • Concevoir des blocs réutilisables avec du contenu différent.
  • Prévoir des templates de pages modulaires, qui fonctionnent peu importe le nombre de blocs et leur ordre.
  • Tester régulièrement les variations de design via des A/B tests.
  • Optimiser la performance en chargeant uniquement les ressources nécessaires pour chaque marque.

Conclusion

La technologie headless est une réelle évolution. Grâce à cette nouvelle approche, concevoir un template commun pour plusieurs boutiques avec des identités différentes devient une réalité. Cette architecture permet d’optimiser les coûts, de dissocier le back et le front, d’accélérer les mises en production et d’offrir une expérience utilisateur hautement personnalisée. En combinant modularité, flexibilité et performance, les entreprises peuvent ainsi répondre aux exigences du marché tout en valorisant l’unicité de chaque marque et en maximisant leur impact sur chaque canal de vente.

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